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Investisseurs des EAU : les opportunités en Afrique, secteur par secteur

Cette page passe en revue onze secteurs, des terres agricoles et de l’électricité jusqu’aux centres de données, aux cliniques et aux usines. Chaque fiche suit le même schéma : un dossier qui nomme les acteurs émiriens, les pays, le mode d’entrée habituel et le risque principal, puis l’intérêt du secteur, les opportunités et les points de vigilance.

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Les capitaux émiriens en Afrique se concentrent sur quelques secteurs, sous l’impulsion de groupes liés à l’État qui construisent ports, centrales électriques et mines. Chacune de ces locomotives ouvre un second cercle de contrats pour les fournisseurs, les constructeurs, les exploitants et les financeurs, et ce cercle offre un moyen concret d’investir en Afrique sans construire votre propre port.

La plupart des chiffres ci-dessous sont des engagements annoncés, et non des sommes dépensées. Lorsque les sources divergent, les deux valeurs sont indiquées.

Africa Green Investment Initiative, qui vise 15 GW d’énergie propre d’ici 2030 (septembre 2023)
4,5 milliards USD
Transactions de mobile money en Afrique subsaharienne en 2025, en hausse de 26 %
1 400 milliards USD
Part de l’Afrique dans les réserves connues de minerais critiques (McKinsey, cité en septembre 2026)
Plus de 25 %
Accord de Ras El Hekma en Égypte, mené par ADQ, février 2024
35 milliards USD

Agriculture et sécurité alimentaire

La sécurité alimentaire a conduit les capitaux émiriens vers les terres agricoles africaines, et elle détermine toujours où les groupes agroalimentaires émiriens louent, plantent et achètent.

Pourquoi c’est important pour un investisseur du Golfe

En octobre 2026, Elite Agro Holding a annoncé un programme de 660 millions AED (180 millions USD), dont 120 millions USD pour environ 8 900 ha en Mauritanie et 140 millions AED pour environ 400 ha au Maroc. Dubai Investments et E20 ont signé en Angola un accord agricole qui vise 28 000 t de riz et 5 500 t d’avocats.

Début 2024, BMI et Land Matrix recensaient 56 accords fonciers émiriens signés et 14 autres en préparation, principalement en Afrique. Selon la presse, Al Dahra était en discussion au sujet de terres céréalières à Toshka, en Égypte.

Où sont les opportunités

Les grands domaines s’approvisionnent auprès d’une chaîne qu’ils possèdent rarement :

  • Intrants et irrigation : contrats de semences, d’engrais et d’irrigation pour les nouveaux domaines
  • Agriculture sous contrat : contrats de production avec de petits exploitants dont la récolte alimente le contrat d’enlèvement d’une locomotive
  • Stockage et chaîne du froid : stations de conditionnement, silos et transport frigorifique jusqu’au port
  • Transformation : meunerie, séchage et emballage à proximité des exploitations (voir transformation agroalimentaire)

Points de vigilance

  • Vérifiez la chaîne des titres, les conditions du bail et le compte rendu de consultation des communautés
  • Des discussions rapportées par la presse ne valent pas un bail signé
  • Les cultures d’exportation rapportent des devises fortes, tandis que salaires et carburant se paient en monnaie locale

Électricité et énergies renouvelables

L’électricité est le secteur où les capitaux émiriens en Afrique sont les plus importants et les mieux organisés, et celui où un investisseur privé trouve les modes d’entrée les plus structurés.

Pourquoi c’est important pour un investisseur du Golfe

En octobre 2025, le ministre émirien de l’Économie a indiqué que plus de 70 milliards USD des investissements des EAU en Afrique sur 2019–2023 étaient allés à l’énergie verte. L’Africa Green Investment Initiative (AGII), lancée en septembre 2023, associe 1 milliard USD de l’ADFD, 0,5 milliard USD de couverture d’Etihad Credit Insurance et 3 milliards USD de fonds propres de Masdar et d’AMEA Power, soit 4,5 milliards USD au total. Le texte d’AGBI cite aussi 4 milliards USD d’investissement direct. L’objectif de 15 GW de l’initiative pour 2030 se répartit entre 10 GW pour Masdar et 5 GW pour AMEA Power.

Près de 600 millions de personnes en Afrique subsaharienne n’ont pas accès à l’électricité (Banque mondiale), et le programme Mission 300, que la Banque mondiale conduit avec la Banque africaine de développement (BAD), vise à en raccorder 300 millions d’ici 2030. Environ 64 millions de personnes avaient été raccordées en octobre 2026.

Où sont les opportunités

Chaque gigawatt mobilise des entreprises de travaux, des exploitants et des financeurs autour du promoteur :

  • Construction : sous-traitance en ingénierie, approvisionnement et construction (EPC) et raccordements au réseau
  • Exploitation et maintenance : contrats de service de long terme une fois les centrales en service
  • Hors réseau et mini-réseaux : segments où les branches de la Banque mondiale consacrées au secteur privé réduisent le risque de l’investissement privé
  • Production captive : électricité renouvelable dédiée aux mines et aux zones industrielles

Points de vigilance

  • Un protocole d’accord exprime une intention, pas un droit de construire
  • La solvabilité de la compagnie d’électricité détermine si un contrat d’achat d’électricité est honoré
  • Le projet d’hydrogène d’Infinity Power en Mauritanie, chiffré à 34 milliards USD en 2026, en est à un stade précoce

Eau et assainissement

Aucune grande locomotive émirienne n’est encore présente dans l’eau et l’assainissement en Afrique : le terrain reste ouvert aux développeurs et aux exploitants capables de travailler avec les opérateurs publics.

Pourquoi c’est important pour un investisseur du Golfe

La déclaration Maroc–EAU de décembre 2023 comprend un protocole d’accord sur l’eau, et les EAU et le Sénégal coorganisent la Conférence des Nations unies sur l’eau du 2 au 4 décembre 2026. Les entreprises du Golfe apportent une expérience du dessalement et de la réutilisation des eaux usées adaptée à l’Afrique du Nord et au Sahel.

La demande suit les villes. Selon la définition d’Africapolis, qui retient les agglomérations bâties, l’Afrique abritait environ 700 millions de citadins en 2020 (54 % de la population), et ce nombre devrait atteindre 1,4 milliard (65 %) d’ici 2050. Chaque nouveau quartier a besoin d’eau et d’assainissement dès le départ.

Où sont les opportunités

Les villes et les opérateurs publics lancent la plupart des appels d’offres dans l’eau :

  • PPP de traitement et de dessalement : usines construites et exploitées dans le cadre de contrats de long terme avec l’opérateur
  • Réutilisation des eaux usées : eau traitée pour l’industrie, l’irrigation et les espaces verts
  • Performance des réseaux : détection des fuites, comptage et facturation qui réduisent les pertes

Points de vigilance

  • Les tarifs de l’eau sont politiques : cherchez une garantie de paiement ou un acheteur solvable
  • Vérifiez si les règles de passation des marchés acceptent les offres spontanées

Ports, logistique et zones franches

Les groupes émiriens détiennent en Afrique des concessions portuaires d’une durée de 20 à 50 ans, et chaque terminal crée du travail pour les logisticiens, les occupants des zones et les prestataires de services à l’intérieur des terres.

Pourquoi c’est important pour un investisseur du Golfe

DP World comptait environ 10 ports africains en 2023. Le groupe détient une concession de 30 ans à Berbera, assortie d’investissements pouvant atteindre 442 millions USD, et exploite pour 30 ans, en vertu d’un accord d’octobre 2023, environ les deux tiers du port de Dar es Salam. À Banana, premier port en eau profonde de la République démocratique du Congo (RDC), la phase 1 est attendue début 2027.

AD Ports Group a signé une concession de 30 ans à Pointe-Noire en juin 2023 et une concession de 20 ans à Luanda en avril 2024. En mai 2025, le groupe a conclu un accord de 50 ans pour KEZAD East Port Said, une zone industrielle et logistique de 20 km² en Égypte.

Où sont les opportunités

L’essentiel de l’activité générée par une concession reste accessible à des tiers :

  • Implantation en zone : entrepôts et industrie légère dans des zones adossées aux ports, comme KEZAD East Port Said
  • Logistique intérieure : transport routier, ports secs et chaîne du froid vers les pays enclavés
  • Services portuaires : maintenance, fourniture d’équipements et systèmes douaniers numériques
  • Distribution régionale : 25 pays disposaient, en décembre 2025, de leurs listes tarifaires définitives au titre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf)

Points de vigilance

  • En novembre 2024, le Soudan a annulé un protocole d’accord de 6 milliards USD conclu avec AD Ports Group et Invictus pour le port d’Abu Amama
  • Les clauses d’exclusivité, de tarifs et de résiliation déterminent l’exposition d’un locataire
  • Les préférences de la ZLECAf ne s’appliquent qu’aux marchandises conformes aux règles d’origine

Mines et minerais critiques

Les capitaux émiriens sont entrés dans les mines africaines par des participations de contrôle dans le cuivre et l’étain, attirés par la part du continent dans les minerais de la transition énergétique.

Pourquoi c’est important pour un investisseur du Golfe

IRH a finalisé en mars 2024 l’acquisition de 51 % de Mopani Copper Mines en Zambie, avec 620 millions USD de fonds propres et jusqu’à 400 millions USD de prêts d’actionnaire ; la société minière publique ZCCM-IH a conservé 49 %. En juin 2025, IRH a accepté de racheter 56 % d’Alphamin Resources pour environ 367 millions USD, ce qui lui donne la mine d’étain de Bisie en RDC, soit environ 6 % de l’étain mondial.

McKinsey estime que l’Afrique détient plus de 25 % des réserves connues de minerais critiques, et la RDC a extrait environ 73 à 74 % du cobalt mondial en 2025 (US Geological Survey). L’Afrique du Sud détient 82,9 % des réserves de métaux du groupe du platine.

Où sont les opportunités

Les grandes mines achètent des services pendant des décennies, et les gouvernements hôtes poussent à la transformation sur place :

  • Services miniers : forage, transport et maintenance sur des sites comme Mopani
  • Transformation : en 2022, les exportations de cobalt transformé de la RDC atteignaient 6 milliards USD, contre 167 millions USD pour le cobalt non transformé
  • Logistique et négoce : transport des concentrés, entreposage sous douane et négoce de métaux traçables

Points de vigilance

  • En septembre 2026, ZCCM-IH a reproché à la filiale d’IRH un manque à verser de 61 millions USD et menacé de recourir à l’arbitrage ; IRH a démenti tout différend
  • La RDC a suspendu ses exportations de cobalt en février 2025, puis instauré des quotas en octobre 2025
  • Les régions touchées par des conflits exigent une due diligence sur les droits humains et la chaîne d’approvisionnement

Immobilier, grands projets touristiques et infrastructures

La construction a été le premier secteur de l’investissement du Golfe en Afrique sur 2012–2022, et Ras El Hekma, en Égypte, montre l’ampleur des capitaux émiriens désormais à l’œuvre.

Pourquoi c’est important pour un investisseur du Golfe

La construction a capté 36,2 milliards USD des 101,9 milliards USD d’investissements directs étrangers (IDE) des pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) en Afrique sur 2012–2022 (White & Case). En février 2024, un consortium mené par ADQ a conclu un accord de 35 milliards USD pour Ras El Hekma : 24 milliards USD pour les droits de développement et 11 milliards USD de dépôts émiriens convertis. Le site couvre plus de 170 millions de m², et l’Égypte conserve une participation de 35 %.

Le Maroc offre une voie portée par les politiques publiques. La déclaration EAU–Maroc de décembre 2023 couvre le train à grande vitesse, le port et l’aéroport de Dakhla, ainsi que le tourisme et l’immobilier.

Où sont les opportunités

Sous l’aménageur principal, des entreprises de travaux et des exploitants réalisent le mégaprojet :

  • Développement de parcelles : hôtels, logements ou îlots mixtes au sein d’un plan directeur
  • Construction et matériaux : travaux, acier, ciment et aménagement intérieur
  • Exploitation d’actifs : gestion des installations et appartements avec services
  • PPP de transport : rail, routes et aéroports

Points de vigilance

  • La livre égyptienne est passée d’environ 31 à plus de 50 pour un dollar américain en mars 2024
  • Vérifiez le titre foncier et les permis avant tout paiement
  • Les plus de 150 milliards USD que Ras El Hekma devrait attirer relèvent de la projection, et non de capitaux engagés

Fintech et services numériques

La fintech permet à un investisseur du Golfe de taille moyenne d’investir en Afrique en prenant un ticket minoritaire dans l’économie mobile, et le mobile money ne fait circuler nulle part autant de valeur qu’en Afrique subsaharienne.

Pourquoi c’est important pour un investisseur du Golfe

La GSMA recense 1 400 milliards USD de transactions de mobile money en Afrique subsaharienne en 2025, soit environ 66 % du total mondial, sur 341 millions de comptes actifs. La région est aussi la plus coûteuse pour les envois de fonds par mobile, avec un coût de 8,78 % au premier trimestre 2025.

Network International a finalisé le rachat de DPO Group en septembre 2021 pour 291,3 millions USD, ce qui lui a apporté plus de 60 000 commerçants dans 21 pays africains. Les startups africaines ont levé 4,1 milliards USD en 2025 selon Partech, dont le décompte inclut la dette, et 3,2 milliards USD selon The Big Deal.

Où sont les opportunités

Les opportunités se situent là où les corridors de paiement émiriens rencontrent les réseaux mobiles :

  • Envois de fonds : des transferts moins chers entre les EAU et les marchés africains
  • Acquisition commerçants : encaissement des paiements par carte et en ligne, le métier bâti par DPO
  • Participations dans des fonds : fonds de capital-risque, sur le modèle du partenariat conclu par Mubadala en 2021 pour un montant pouvant atteindre 416 millions USD

Points de vigilance

  • Le Kenya et la Côte d’Ivoire figuraient sur la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI) en octobre 2025
  • Les banques centrales agréent les sociétés de paiement pays par pays

Télécoms, centres de données et IA

Depuis 2014, e& contrôle Maroc Telecom, alors présent en Afrique du Nord, de l’Ouest et centrale, et les capitaux émiriens financent désormais les centres de données dont ont besoin les services de cloud et d’intelligence artificielle (IA).

Pourquoi c’est important pour un investisseur du Golfe

Le groupe e&, alors Etisalat, a finalisé en mai 2014 le rachat pour 4,138 milliards EUR des 53 % que Vivendi détenait dans Maroc Telecom, qui opérait alors aussi au Burkina Faso, au Gabon, au Mali et en Mauritanie. En mai 2024, G42 et Microsoft ont annoncé 1 milliard USD pour un centre de données alimenté par la géothermie et une région cloud au Kenya ; son état d’avancement n’a pas pu être confirmé au moment de la rédaction.

L’Union internationale des télécommunications (UIT) estime que 36 % des habitants de sa région Afrique utilisaient Internet en 2025, contre 74 % dans le monde. En zone rurale, ce taux est de 21 %, et la 5G couvre 12 % de la population.

Où sont les opportunités

Les données et la connectivité exigent des actifs et les services qui les font fonctionner :

  • Chaîne d’approvisionnement des centres de données : construction, refroidissement, énergie et sécurité
  • Pylônes et fibre : infrastructures partagées que les opérateurs louent
  • Systèmes d’administration électronique : identité numérique et services publics développés avec les ministères

Points de vigilance

  • Les règles de localisation des données déterminent où elles sont hébergées
  • Les centres de données dépendent d’une électricité stable et abordable

Santé et industrie pharmaceutique

Aucune grande locomotive émirienne n’est encore présente dans la santé en Afrique : les opportunités portent sur les cliniques, le diagnostic et l’approvisionnement en médicaments, à développer avec des partenaires locaux.

Pourquoi c’est important pour un investisseur du Golfe

La demande croît avec la population. L’Afrique comptait environ 1,55 milliard d’habitants à la mi-2025 et devrait atteindre environ 2,47 milliards d’ici 2050 (variante moyenne des Nations unies), et chaque quartier qui s’ajoute aux villes appelle des cliniques, des pharmacies et des laboratoires.

Le rendement dépend de celui qui paie : patients, assureurs ou payeurs publics. Le mobile money offre aux patients un moyen de paiement, et une usine conforme aux règles d’origine de la ZLECAf peut servir les marchés voisins.

Où sont les opportunités

Au départ, des actifs ciblés l’emportent sur les grands hôpitaux :

  • Diagnostic : laboratoires et imagerie au service de plusieurs cliniques d’une même ville
  • Cliniques spécialisées : unités de dialyse, de maternité ou d’ophtalmologie répliquées d’une ville à l’autre
  • Distribution pharmaceutique : importation, entreposage et chaîne du froid
  • PPP hospitaliers : contrats de construction, d’équipement et de maintenance adossés à l’État

Points de vigilance

  • Chaque pays enregistre les médicaments séparément
  • Auditez les distributeurs pour écarter les produits contrefaits
  • Les payeurs publics peuvent régler leurs factures avec retard

Tourisme et hôtellerie

Les projets touristiques africains disposent désormais d’une plateforme d’investissement à Dubaï, et les compagnies aériennes émiriennes acheminent une partie de la clientèle dont dépendent les hôtels.

Pourquoi c’est important pour un investisseur du Golfe

Le Sommet EAU–Afrique de l’investissement touristique, tenu à Dubaï en octobre 2025, a présenté plus de 100 projets d’une valeur supérieure à 6 milliards USD, issus de plus de 20 pays africains. Leurs promoteurs en attendent plus de 70 000 emplois.

Le Maroc a enregistré en 2025 un record de 19,8 millions d’arrivées. En octobre 2024, Emirates desservait 20 destinations dans 17 pays africains, avec 161 vols hebdomadaires.

Où sont les opportunités

Les acteurs plus modestes peuvent se positionner sur la chaîne de valeur qui entoure les hôtels :

  • Développement hôtelier : parcelles dans des stations comme les projets de la côte égyptienne
  • Gestion hôtelière : contrats d’exploitation pour des enseignes du Golfe
  • Services touristiques : circuits, événements et transport terrestre

Points de vigilance

  • Les projets du sommet sont des propositions : vérifiez le titre foncier et l’apport en fonds propres du promoteur
  • Des prix de chambre fixés en monnaie locale perdent de leur valeur en dollars après une dévaluation

Industrie et transformation agroalimentaire

L’industrie est le point de rencontre des règles commerciales, des zones et des ports, et les groupes émiriens y apparaissent jusqu’ici comme aménageurs de zones plutôt que comme propriétaires d’usines.

Pourquoi c’est important pour un investisseur du Golfe

La ZLECAf relie 54 pays signataires dont le PIB cumulé dépasse 3 400 milliards USD. Les règles d’origine couvraient 92,43 % des lignes tarifaires en juillet 2025, l’automobile et le textile restant alors en suspens.

Les zones concentrent les incitations. Les entreprises des zones d’accélération industrielle du Maroc paient un impôt sur les sociétés au taux unique de 20 % selon les règles de 2026, et celles des ZES éthiopiennes conservent 100 % de leurs recettes en devises.

Où sont les opportunités

Les dossiers les plus solides se situent à côté d’une locomotive qui fournit les intrants ou achète la production :

  • Transformation agroalimentaire : meunerie et conditionnement à proximité des domaines soutenus par les EAU
  • Matériaux de construction : ciment et acier pour le BTP
  • Fabrication à façon : production pour des marques du Golfe

Points de vigilance

  • Vérifiez que votre produit respecte les règles d’origine
  • Les incitations des zones évoluent au gré des lois de finances

Voyez comment un conseiller installé à Dubaï passe au crible les opportunités sectorielles et met les promoteurs en relation avec des partenaires.

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