Africa Invest

Africa InvestPays

Douze marchés africains comparés pour les investisseurs des EAU

Cette page présente les douze marchés africains les plus liés aux EAU, de l’Égypte et du Maroc jusqu’à l’Afrique du Sud et l’Angola. Sélectionnez une ville sur la carte pour afficher sa distance depuis Dubaï et ouvrir sa fiche, puis servez-vous du tableau et des dossiers pour comparer le droit, les traités et les points de vigilance.

Revu le

Chaque fiche suit le même ordre : un dossier de faits clés, ce qui attire les investisseurs vers le marché, ses liens avec les EAU et les points de vigilance. Pour qui veut investir en Afrique depuis les Émirats, ces fiches constituent un premier filtre avant tout conseil local.

Le corridor Dubaï–Afrique Carte en points de l'Afrique et de la péninsule Arabique, avec les routes reliant Dubaï à douze pôles d'affaires africains. Distances orthodromiques en kilomètres depuis Dubaï.

DXB12

Tous les marchés

2 420–7 610 km depuis Dubaï

Choisissez un pôle pour voir sa distance depuis Dubaï et ouvrir la fiche marché.

Le tableau compare les fondamentaux juridiques. Le statut des traités porte sur deux instruments émiriens : un accord de partenariat économique global (CEPA) réduit les droits de douane, et un traité bilatéral d’investissement (TBI), recensé par ONU Commerce et développement (CNUCED), protège les investisseurs. La mention OHADA signale les membres de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires :

MarchéVille principaleLangues des affairesSystème juridiqueStatut des traités avec les EAU
ÉgypteLe CaireArabe, anglaisDroit civil et droit islamiqueAucun CEPA signalé ; TBI en vigueur (1999)
MarocCasablancaArabe, françaisDroit islamique et droits civils français et espagnolTermes du CEPA finalisés en 2024, statut incertain ; TBI en vigueur (2002)
KenyaNairobiAnglais, swahiliCommon lawCEPA signé en 2025, ratification en cours ; TBI en vigueur (2017)
NigeriaLagosAnglaisCommon law ; charia dans certains États du NordCEPA signé en 2026, pas encore en vigueur ; TBI signé en 2016, non en vigueur
ÉthiopieAddis-AbebaAmharique, anglaisDroit civilAucun CEPA signalé ; TBI en vigueur (2021)
TanzanieDar es SalamSwahili, anglaisCommon lawAucun CEPA signalé ; aucun TBI recensé ; convention fiscale signée en 2022
SénégalDakarFrançaisDroit civil, OHADAAucun CEPA signalé ; TBI signé en 2015, non en vigueur
Côte d’IvoireAbidjanFrançaisDroit civil, OHADAAucun CEPA signalé ; TBI en vigueur (2023)
RwandaKigaliAnglais, français, kinyarwandaDroit civil et common lawCEPA en phase finale de négociation ; TBI en vigueur (2020)
GhanaAccraAnglaisCommon lawCEPA en phase finale de négociation ; aucun TBI recensé
Afrique du SudJohannesburgAnglaisDroit civil romano-néerlandais et common lawAccord pour négocier un CEPA ; aucun TBI recensé
AngolaLuandaPortugaisDroit civil portugaisCEPA signé en 2025 ; TBI en vigueur (2021)

Égypte

En 2025, l’Égypte a attiré plus d’investissements directs étrangers (IDE) que tout autre pays africain, et les capitaux émiriens redessinent son littoral et ses ports.

Pourquoi les investisseurs s’y intéressent

La CNUCED a recensé environ 15 milliards USD d’IDE entrants en Égypte en 2025, et le FMI tablait en avril 2026 sur une croissance de 4,24 % en 2026. La zone économique du canal de Suez (SCZONE) sert de point d’ancrage aux projets de logistique et d’hydrogène vert.

En mars 2024, la banque centrale a laissé flotter la livre, qui est passée en quelques heures d’environ 31 à plus de 50 pour un dollar américain. Le FMI a ensuite porté son prêt de 3 à 8 milliards USD.

Liens avec les EAU

Les échanges bilatéraux ont atteint environ 9,7 milliards USD en 2025, en hausse de 61,7 %, et plus de 1 800 entreprises émiriennes sont présentes en Égypte, selon l’ambassade des EAU au Caire. L’opération de Ras El Hekma, menée par ADQ en février 2024, représente 35 milliards USD, dont 11 milliards USD de dépôts émiriens convertis. AD Ports Group a signé en mai 2025 un accord de 50 ans pour la zone KEZAD East Port Said, et Sokhna figurait parmi les premiers investissements africains de DP World.

Points de vigilance

  • Monnaie : la livre flotte désormais, si bien que les revenus perçus en livres supportent la totalité du risque de change
  • Dette : Fitch s’attend à ce que la dette des administrations publiques redescende à 77 % du PIB d’ici l’exercice budgétaire 2027

Maroc

Le Maroc est une plateforme d’exportation bâtie sur Tanger Med et sur la première industrie automobile d’Afrique, et les EAU figurent parmi ses principaux investisseurs étrangers.

Pourquoi les investisseurs s’y intéressent

La Charte de l’investissement de décembre 2022 prévoit des primes à plusieurs niveaux, des guichets uniques régionaux et la garantie du transfert des bénéfices et des capitaux. Depuis mars 2023, l’État a approuvé 238 conventions d’investissement représentant 344 milliards MAD, selon le cabinet d’avocats Al Tamimi.

Tanger Med est le premier port d’Afrique et de Méditerranée par sa capacité. Les estimations de croissance pour 2026 divergent : Al Tamimi avance 4,4 %, tandis que le FMI tablait sur 4,87 % en avril 2026.

Liens avec les EAU

AGBI estimait en décembre 2023 le stock d’investissements émiriens à environ 14 milliards USD, au deuxième rang des investisseurs étrangers. Economy Middle East faisait état de plus de 15 milliards USD en juillet 2024. Les échanges non pétroliers restaient plus modestes, à 1,3 milliard USD en 2023. La déclaration de partenariat signée en décembre 2023 par le roi Mohammed VI et le président Mohamed bin Zayed couvre le train à grande vitesse, l’eau, les ports, les phosphates et le gazoduc Maroc–Nigeria. Le groupe de télécoms e& contrôle Maroc Telecom depuis 2014, et Dubai Chambers a conduit une mission commerciale au Maroc en 2024.

Points de vigilance

  • Statut du CEPA : Gulf Business présente le CEPA comme signé et en attente de ratification, mais une liste émirienne des CEPA africains publiée en février 2026 ne mentionne pas le Maroc
  • Monnaie : Al Tamimi signale le passage progressif à un dirham plus flexible comme un risque contractuel et de change

Kenya

Le Kenya a été le premier marché africain du financement des startups en 2025 et a signé un CEPA avec les EAU en janvier 2025.

Pourquoi les investisseurs s’y intéressent

Selon Partech, les startups kényanes ont levé 1,04 milliard USD en 2025, le montant le plus élevé d’Afrique. Le FMI prévoit une croissance de 4,47 % pour 2026, et les IDE ont atteint 3,2 milliards USD en 2025.

Le shilling se maintient depuis environ un an dans une fourchette de 129 à 130 KSh pour un dollar américain. Les réserves atteignaient 13,2 milliards USD en juin 2026, soit 5,6 mois d’importations.

Liens avec les EAU

Les échanges non pétroliers avec les EAU ont atteint 3,1 milliards USD sur les neuf premiers mois de 2024, en hausse de 29,1 %. Le CEPA a été signé à Abou Dhabi le 14 janvier 2025, et sa ratification par le Kenya était en cours en janvier 2026. En mai 2024, G42 et Microsoft ont annoncé 1 milliard USD pour un centre de données alimenté par la géothermie au Kenya ; son état d’avancement n’est pas confirmé.

Points de vigilance

  • Dette : la dette publique avoisine 74,8 % du PIB, et le FMI juge élevé le risque de surendettement du Kenya
  • GAFI : en octobre 2025, le Kenya figurait toujours sur la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI, sans lien avec l’agence égyptienne du même sigle), ce qui annonce des contrôles bancaires plus poussés
  • Politique : le train de mesures fiscales de 2024 a été abandonné après des manifestations, et des élections sont prévues en 2027

Nigeria

Le Nigeria est le marché le plus peuplé d’Afrique, et ses réformes de la monnaie et des subventions engagées depuis 2023 ont changé les conditions offertes aux capitaux étrangers.

Pourquoi les investisseurs s’y intéressent

Depuis 2023, le Nigeria a supprimé sa subvention aux carburants et libéralisé le naira. L’écart entre le taux officiel et le taux parallèle est passé de plus de 60 % à moins de 5 %. Le pays est sorti de la liste grise du GAFI le 24 octobre 2025.

Les IDE ont atteint environ 4 milliards USD en 2025. Parmi les zones franches figure la Lagos Free Zone, reliée au port en eau profonde de Lekki, et le Nigeria détient 26 % de l’encours africain de sukuk, ces certificats conformes à la charia, selon Fitch.

Liens avec les EAU

Les échanges non pétroliers avec les EAU ont atteint environ 5 milliards USD en 2025. Le CEPA signé le 13 janvier 2026 exonérera de droits de douane environ 7 000 produits nigérians une fois entré en vigueur. Dubai International Chamber a ouvert un bureau à Lagos en novembre 2023, et Etihad devait lancer des vols vers Abuja en 2026.

Points de vigilance

  • Coût de la vie : les réformes ont fait monter l’inflation et accentué la pression du coût de la vie sur les ménages
  • Couverture par les traités : ni le CEPA ni le TBI de 2016 n’étaient en vigueur au moment de la rédaction

Éthiopie

L’Éthiopie arrivait en tête des projections de croissance du FMI pour l’Afrique en avril 2026, et elle ouvre son secteur bancaire et son marché des changes après des décennies de restrictions.

Pourquoi les investisseurs s’y intéressent

La Banque africaine de développement (BAD) a enregistré une croissance de 9,8 % en 2025, et le FMI tablait sur 9,2 % pour 2026. Les IDE ont atteint 3,79 milliards USD en 2025.

En juillet 2024, la banque centrale est passée à un taux de change déterminé par le marché, dans le cadre d’un programme du FMI de 3,4 milliards USD. Les entreprises installées dans les zones économiques spéciales (ZES) conservent désormais la totalité de leurs devises, et une loi de décembre 2024 a ouvert le secteur bancaire aux banques étrangères.

Liens avec les EAU

Le TBI entre les EAU et l’Éthiopie est en vigueur depuis 2021, et Dubai Chambers dispose d’un bureau en Éthiopie depuis 2016 au moins. Selon la presse, des banques émiriennes figuraient parmi les établissements intéressés par les nouvelles licences, mais nos recherches ne font état d’aucun engagement émirien récent d’envergure.

Points de vigilance

  • Différends : l’Éthiopie n’est pas membre du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI)
  • Monnaie et dette : le birr a perdu environ un tiers de sa valeur depuis le flottement, et quelque 8,4 milliards USD de dette sont en cours de restructuration
  • Participations bancaires : selon les sources, le plafond des participations étrangères dans les banques locales est de 40 % ou de 49 % ; vérifiez d’abord la loi

Tanzanie

DP World exploite environ les deux tiers du port de Dar es Salam, et une loi de 2025 a refondu le régime tanzanien de l’investissement autour d’une agence unique.

Pourquoi les investisseurs s’y intéressent

Le FMI prévoit une croissance de 5,9 % pour 2026, parmi les dix plus rapides d’Afrique. La Tanzanie a été l’un des huit pays pionniers de l’Initiative de commerce guidé (Guided Trade Initiative) de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Une loi de février 2025 a fusionné deux agences au sein de la TISEZA, devenue guichet unique. Ce texte garantit le rapatriement des bénéfices et des dividendes et interdit toute nationalisation sans indemnisation équitable.

Liens avec les EAU

DP World a signé en octobre 2023 un accord de 30 ans pour exploiter environ les deux tiers du port de Dar es Salam, avec un investissement initial supérieur à 250 millions USD. En 2024, une coentreprise détenue à 30 % par AD Ports Group a racheté 95 % de TICTS, l’exploitant du terminal à conteneurs 2. Les deux pays ont signé une convention de non-double imposition en septembre 2022, renouvelant des liens qui remontent à la domination omanaise sur Zanzibar.

Points de vigilance

  • Couverture par les traités : la CNUCED ne recense aucun TBI entre les EAU et la Tanzanie, alors que le cabinet d’avocats Clyde & Co en mentionne un ; vérifiez ce point avant de vous y fier
  • Données manquantes : les sources ne fournissent aucun chiffre récent sur la monnaie ou la dette ; renseignez-vous auprès de votre banque

Sénégal

C’est au Sénégal que DP World a réalisé l’un de ses premiers investissements africains, et le groupe y construit un nouveau port en eau profonde, tandis qu’une révision de la dette en 2025 conditionne les perspectives.

Pourquoi les investisseurs s’y intéressent

La croissance a atteint 6,7 % en 2025, mais seulement 2,2 % hors hydrocarbures, et le FMI tablait en avril 2026 sur 2,17 % pour 2026. L’essentiel de la progression de 2025 est donc venu du pétrole et du gaz.

Membre de l’OHADA, le Sénégal partage son droit des sociétés, des sûretés et des procédures collectives avec 16 autres États. Il a aussi émis en 2014 le premier sukuk souverain de l’Union économique et monétaire ouest-africaine.

Liens avec les EAU

DP World est implanté à Dakar depuis 2008. En 2020, le groupe s’est engagé à construire Ndayane, un port situé à environ 50 km, conçu pour 1,2 million d’équivalents vingt pieds (EVP) par an. Les échanges non pétroliers avec les EAU ont atteint environ 1,3 milliard USD en 2025, en hausse de 24,5 %. Dubai Chambers a conduit une mission commerciale en 2024, et les deux pays coorganisent la Conférence des Nations unies sur l’eau en décembre 2026.

Points de vigilance

  • Dette cachée : en mars 2025, le FMI a confirmé jusqu’à 7 milliards USD de dette dissimulée, ce qui a porté la dette d’environ 70 % du PIB à près de 100 %
  • Traitement de la dette : une facilité du FMI de 2,2 milliards USD a fait l’objet d’un accord au niveau des services en septembre 2026, et les autorités comptent solliciter un « traitement de la dette »
  • Lacune conventionnelle : le TBI de 2015 est signé mais n’est pas entré en vigueur

Côte d’Ivoire

La Côte d’Ivoire associe l’un des taux de croissance les plus élevés de ce groupe à la présence, à Abidjan, de la cour d’arbitrage de l’OHADA.

Pourquoi les investisseurs s’y intéressent

Le FMI prévoit une croissance de 6,2 % pour 2026, au septième rang africain. Abidjan accueille la Cour commune de justice et d’arbitrage (CCJA) de l’OHADA, instance naturelle pour les contrats régis par le droit OHADA.

Le pays a aussi eu recours à la finance islamique. Son premier sukuk souverain, de 150 milliards de francs CFA (environ 244 millions USD), a été bouclé en décembre 2015, et les investisseurs du Moyen-Orient en ont souscrit 38 %.

Liens avec les EAU

Le TBI entre les EAU et la Côte d’Ivoire est en vigueur depuis 2023. La mission commerciale « New Horizons » de Dubai International Chamber s’est rendue au Nigeria et en Côte d’Ivoire en novembre 2023.

Points de vigilance

  • GAFI : la Côte d’Ivoire figurait sur la liste grise du GAFI à l’issue de la plénière d’octobre 2025
  • Pas de CEPA : aucun accord commercial avec les EAU n’est signalé, et aucun chiffre des échanges bilatéraux n’a été trouvé

Rwanda

Le Rwanda est un marché de petite taille en forte croissance, qui dispose déjà d’un traité d’investissement et d’une convention fiscale en vigueur avec les EAU.

Pourquoi les investisseurs s’y intéressent

La BAD a enregistré une croissance de 7,5 % en 2025, et le FMI prévoit 7,2 % pour 2026. Les IDE ont atteint 967 millions USD en 2025.

L’atout du Rwanda tient à ses zones et au commerce régional plutôt qu’à la taille de son marché intérieur. Le pays exploite les ZES de Kigali et de Bugesera et a été l’un des pionniers de l’Initiative de commerce guidé.

Liens avec les EAU

En juillet 2026, les EAU ont classé le Rwanda parmi les CEPA en phase finale de négociation, avec le Ghana et la Zambie. DP World est mentionné comme exploitant d’un port sec à Kigali.

Points de vigilance

  • Taille du marché : avec un PIB de 18,7 milliards USD, la plupart des projets ont besoin de ventes régionales pour atteindre une taille critique
  • Calendrier du CEPA : les baisses de droits de douane ne s’appliqueront qu’une fois le CEPA signé et entré en vigueur

Ghana

Le Ghana est passé de la crise de la dette de 2022 à l’un des rythmes de croissance les plus soutenus de la région, et ses échanges avec Dubaï ont progressé de 60,1 % en 2025.

Pourquoi les investisseurs s’y intéressent

La mise à jour d’octobre 2026 du FMI prévoit une croissance de 5,7 % pour 2026, parmi les dix plus rapides d’Afrique subsaharienne, avec une inflation de 4,8 %. Le Ghana a lui aussi été l’un des pionniers de l’Initiative de commerce guidé.

La reprise repose sur un programme du FMI de 3,2 milliards USD conclu en mai 2023. Le cedi s’est nettement apprécié au premier semestre 2025, et le taux directeur a baissé de 650 points de base, à 21,5 %.

Liens avec les EAU

Les échanges non pétroliers du seul émirat de Dubaï avec le Ghana ont atteint 39,6 milliards AED en 2025, et 225 entreprises ghanéennes étaient membres de la Chambre de commerce de Dubaï début 2026. Dubai Chambers dispose d’un bureau au Ghana depuis 2016 au moins, et sa mission de mai 2026 a donné lieu à 276 rendez-vous à Accra.

Points de vigilance

  • Dette : les négociations avec les créanciers commerciaux dans le cadre commun du G20 n’étaient toujours pas closes en octobre 2025
  • Couverture par les traités : la CNUCED ne recense aucun TBI entre les EAU et le Ghana, si bien que la protection repose sur les contrats et la structure de l’opération

Afrique du Sud

L’Afrique du Sud est la première économie d’Afrique et le deuxième partenaire commercial des EAU sur le continent, mais sa croissance est lente et sa couverture conventionnelle mince.

Pourquoi les investisseurs s’y intéressent

L’Afrique du Sud détient 82,9 % des réserves mondiales de métaux du groupe du platine, selon les données 2026 de l’US Geological Survey. La CNUCED la cite parmi les pays qui attirent des investissements dans l’hydrogène, la logistique et les énergies renouvelables.

Le pays est sorti de la liste grise du GAFI le 24 octobre 2025. Il détient aussi 15 % de l’encours africain de sukuk, selon Fitch.

Liens avec les EAU

Les échanges avec les EAU ont atteint 8,5 milliards USD en 2024, en hausse de 14 %. DP World a racheté Imperial Logistics pour un montant pouvant atteindre 887 millions USD, et les deux gouvernements sont convenus, fin 2025 ou début 2026, d’ouvrir des négociations sur un CEPA.

Points de vigilance

  • Croissance : le FMI tablait en avril 2026 sur une croissance de 1,05 % pour 2026
  • Flux d’investissement : les désinvestissements nets ont atteint environ 2,3 milliards USD en 2025
  • Différends : l’Afrique du Sud n’est pas membre du CIRDI et n’a pas de TBI avec les EAU

Angola

L’Angola a signé un CEPA, accueille le plus récent bureau africain de Dubai Chambers et a adhéré depuis 2017 aux deux principales conventions d’arbitrage.

Pourquoi les investisseurs s’y intéressent

L’Angola a quitté l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) en décembre 2023 à la suite d’un différend sur les quotas, avec une production inférieure à 1 million de barils par jour. Le FMI prévoit une croissance de 2,29 % pour 2026.

Son cadre juridique s’est rapproché des pratiques internationales. L’Angola a adhéré à la Convention de New York sur les sentences arbitrales en mars 2017, puis au CIRDI en octobre 2022.

Liens avec les EAU

AD Ports Group a remporté en avril 2024 une concession de 20 ans pour le terminal polyvalent de Luanda, avec jusqu’à 379 millions USD d’investissements prévus sur la durée du contrat. Les échanges non pétroliers de Dubaï avec l’Angola ont atteint 11,6 milliards AED en 2025, et Dubai International Chamber a ouvert son huitième bureau africain à Luanda le 22 juillet 2026.

Points de vigilance

  • GAFI : l’Angola figurait sur la liste grise du GAFI à l’issue de la plénière d’octobre 2025
  • Dépendance au pétrole : l’économie reste tributaire du pétrole ; prévoyez des variations de la production et des prix

Autres marchés à suivre

Huit autres marchés présentent des accords, des ports ou des projets émiriens qui comptent dès lors qu’il s’agit d’investir en Afrique au-delà des douze fiches.

La République démocratique du Congo dispose d’un CEPA en vigueur depuis le 30 octobre 2026. Ses échanges non pétroliers avec les EAU ont atteint 3,5 milliards USD en 2025. DP World y construit Banana, le premier port en eau profonde du pays, et International Resources Holding (IRH) a pris le contrôle de la mine d’étain de Bisie en 2025.

Maurice applique un CEPA depuis le 1er avril 2025. Celui-ci offre un traitement préférentiel à plus de 97 % des importations émiriennes en provenance de Maurice et à 99 % des importations mauriciennes en provenance des EAU.

C’est en Zambie qu’IRH détient 51 % de Mopani Copper Mines, participation finalisée en mars 2024. En septembre 2026, la société minière publique ZCCM-IH a fait état d’un manque à verser de 61 millions USD et menacé de recourir à l’arbitrage ; IRH a démenti tout différend. Un CEPA avec la Zambie est en phase finale de négociation.

L’intérêt du Somaliland et de la Somalie passe par Berbera. La concession de 30 ans de DP World y a démarré en 2017, avec jusqu’à 442 millions USD d’investissements, et l’extension porte la capacité à 500 000 EVP. Le statut international du Somaliland est contesté : vérifiez comment les contrats et les assurances le traitent. DP World mentionne aussi Bosaso, en Somalie.

Le Mozambique a attiré environ 6 milliards USD d’IDE en 2025, au troisième rang africain, et il est sorti de la liste grise du GAFI en octobre 2025. Dubai Chambers dispose d’un bureau à Maputo depuis 2016.

En Mauritanie, un accord préliminaire entre Infinity Power et Conjuncta porte sur une capacité d’électrolyse pouvant atteindre 10 GW pour produire de l’hydrogène vert près de Nouakchott, avec une première phase de 400 MW d’ici 2028. Son TBI avec les EAU est en vigueur depuis 2016.

Le Bénin a annoncé un CEPA le 25 octobre 2026, après une hausse de 65 % de ses échanges non pétroliers, portés à 2,15 milliards USD en 2025. Il détient 7 % de l’encours africain de sukuk.

Le Gabon a signé un CEPA le 6 février 2026 et applique depuis février 2023 une convention de non-double imposition avec les EAU. Il relève du droit des affaires de l’OHADA.

Voyez comment un conseiller installé à Dubaï vous aide à comparer ces marchés, à joindre les bonnes agences et à préparer un projet en vue de son financement.

Découvrir l’Africa UAE Advisor